Il est temps de s'éveiller. Dans une offensive musclée, le tout-commerce tente de s'imposer définitivement comme modèle universel. A nous de le refuser et de développer des alternatives.
 

Une guerre planétaire en cours

©Meve&Jos2003 - Photos: Greenpeace e.a.

Biotechnologie ou Biodiversité

Différentes techniques sont utilisées pour améliorer les caractéristiques des plantes et leur rendement : le croisement, le bouturage, le clonage et la manipulation génétique. En plus des effets visibles, cette dernière technique en a d'invisibles, tels que : la destruction des variétés originelles, la chasse au brevet pour obtenir la monopolisation des semences et l'instauration d'une dépendance du cultivateur par rapport au producteur/distributeur de ces nouvelles sortes de graines. Car les agriculteurs se voient effectivement proposer une espèce de kit semences/herbicide, appelé 'Roundup Ready' chez Monsanto, par exemple.

Avec la manipulation génétique, de nouvelles espèces sont donc développées. L'OGM (organisme génétiquement modifié par l'adjonction d'un gène provenant d'un autre organisme, végétal ou animal) subit une transformation au niveau de l'ADN - son support d'information génétique -. Une des difficultés à prévoir l'effet de ce type de manipulation réside dans la complexité des relations qu'entretiennent les gènes entre eux, au sein de l'ADN… Les producteurs d'OGM n'hésitent pourtant pas à insérer un gène animal dans un organisme végétal.

Ces plantes génétiquement modifiées sont supposées demander moins d'apport en engrais et en pesticides. Elles seraient plus résistantes aux maladies et auraient un bon rendement. Cependant, les résultats obtenus hors laboratoire, en situation de culture réelle, ne sont pas probants.
 

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Néanmoins, comme les promoteurs d'OGM sont des multinationales très puissantes, elles peuvent imposer leurs produits et, de ce fait, entraîner notamment un désintérêt pour les semences originelles. Mais ce n'est qu'un aspect des risques qu'encourent ces graines dites aussi 'conventionnelles'... Elles pourraient bien disparaître, tout simplement.
 

L'exemple du Canada est intéressant à observer à tous ces points de vue, mais aussi en sachant que l'Union Européenne (UE) est la destination principale de la production du blé canadien.
 

Canada, du blé transgénique pour l'Europe ?

Dans la région de Montréal, la culture transgénique s'est si bien développée qu'elle représente environ 70% des surfaces cultivables.

Dans un article paru en avril 2003, le journal national belge 'Le Soir' annonçait que les sociétés de biotechnologie avaient lancé une grande offensive en faveur de l'utilisation des OGM dans l'Ouest canadien (Québec), attaque confortée par l'influence grandissante des intérêts commerciaux des chercheurs et de leurs partenaires industriels… Une pression jugée d'autant plus forte qu'elle décourage, dans le même temps, les études scientifiques indépendantes en matière de sécurité de la biotechnologie alimentaire.

Ainsi, il s'agit d'une guerre relativement discrète, mais acharnée, qui concerne directement l'Europe, vu la circulation des denrées alimentaires. La question qui se pose actuellement pour le Canada et l'UE est de savoir si l'on peut garantir la coexistence de cultures bio (sans pesticides), conventionnelles (avec pesticides) et transgéniques.
 

Et, pour les agriculteurs bio et traditionnels, cette cohabitation pose manifestement de sérieux problèmes. En effet, beaucoup d'entre eux se sont vu refuser une partie de leur production - ainsi que les primes qui y sont liées - parce qu'elle était contaminée par les cultures transgéniques voisines. Certains agriculteurs conventionnels, découragés, songent même à cultiver dorénavant des OGM. Car outre la contamination, ils subissent les attaques d'insectes nuisibles repoussés par les plantes transgéniques qui, de ce fait,

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se concentrent sur leurs cultures en y occasionnant des pertes nettement supérieures à la normale.
Pourtant, même si l'agriculture traditionnelle vit de nombreux déboires, les résultats des cultures transgéniques ne sont guère brillants. Les grandes sociétés de biotechnologie (dont Monsanto, Bayer, BASF, etc.) avaient promis aux agriculteurs des rendements accrus avec moins de pesticides… Mais ces promesses tardent à se réaliser. Jusqu'à présent, les cultures transgéniques représentent surtout, pour nombre d'entre eux, une dépendance accentuée envers les produits chimiques toxiques, une diminution de la productivité et une augmentation des coûts, causée par l'apparition de plantes spontanées résistant au Roundup Ready !
 

Alors que la multinationale Monsanto introduisait une demande d'autorisation pour cultiver du blé transgénique de type Roundup Ready au Canada et aux Etats Unis, la très puissante commission canadienne du blé, qui regroupe 85.000 producteurs de céréales, recommandait la plus grande prudence face à la possible commercialisation du blé transgénique.

Jusqu'à présent le gouvernement canadien s'est abstenu de prendre position, en diluant les responsabilités au maximum. Les multinationales ont donc pu installer les cultures transgéniques et réaliser leurs essais dans le plus grand secret. Ainsi, les OGM se sont retrouvés dans les assiettes, sans dire leur nom. Car il n'y a ni étiquetage, ni système de traçabilité, même à l'heure actuelle. Par contre, parmi les cultivateurs, le questionnement a grandi face aux risques environnementaux. Ils se plaignent également de la diminution de la qualité des graines conventionnelles qui leur sont fournies et de la séparation spatiale (ou ségrégation) insuffisante entre les différents types de cultures comme dans l'entreposage des récoltes.
 

OGM mal aimés

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Mais surtout, ils sont directement interpellés par le risque de pollinisation croisée entre plantes conventionnelles et OGM.
Le dommage réel de cette guerre pourrait bien résider dans la disparition des semences naturelles par contamination transgénique…
 

Car la dissémination ou pollinisation croisée signifie qu'il ne serait effectivement plus possible de trouver d'autres graines que trans-géniques.

Les OGM remplaceraient progressivement et de facto les cultures conventionnelles et bio.
Face à l'apparition possible du blé transgénique, quelque 950 agriculteurs biologiques du Saskatchewan ont intenté, fin décembre 2002, un recours collectif contre les compagnies multinationales Monsanto et Aventis. Ces fermiers demandaient à être dédommagés pour leurs pertes dues à la contamination du colza bio par du colza transgénique, pertes estimées à 14 millions de dollars.

Avec le manque de ségrégation actuel entre les différents types de cultures, il est fort probable que la présence du blé transgénique entraînera une propagation incontrôlée des gènes modifiés dans le génome du blé de l'Ouest canadien… Et cela, « à un taux plus rapide et sur une étendue plus vaste que ceux qui ont été constatés avec le colza », estime René van Acker, professeur à l'Université du Manitoba.

En outre, d'autres axes de résistance non négligeables se font jour : les consommateurs canadiens et l'Union Européenne. D'une manière générale, le rejet des OGM est un des plus violent jamais observé à l'égard de produits mis sur le marché. En ce qui concerne la population canadienne, les sondages indiquent qu'elle attend clairement de savoir ce qu'elle consomme. Du coup, les grands distributeurs se sentent concernés et émettent l'idée d'un étiquetage volontaire des produits mis en rayon.

Quant à l'UE, jusqu'ici grande importatrice de blé canadien, elle est beaucoup plus circonspecte à l'égard des OGM que ne le sont les autorités de ce pays. Ainsi, les exportations du Canada vers l'Europe se sont effondrées. De plus, de grands importateurs de produits alimentaires asiatiques (Japon, Chine, etc.) ont récemment adopté l'approche restrictive de l'Europe. Plus de 35 pays ont mis en place ou annoncé des mesures limitant les importations en OGM et/ou exigeant l'étiquetage des produits qui en contiennent.

Après les consommateurs, les détaillants et les distributeurs, la méfiance gagne à présent les producteurs alimentaires et les agriculteurs.

Par ailleurs, contrairement à ce que laissait supposer cette incursion musclée au Québec, la progression globale des cultures transgéniques stagne au Canada. Et, au final, c'est peut-être un tournant important que s'apprête à négocier ce pays, troisième producteur mondial d'OGM, après les Etats Unis et l'Argentine.
 

Parmi les dangers, on compte :

- Le monopole sur le vivant. De tout temps, le paysan a produit ses semences. Mais si les OGM envahissent les champs, cette indépendance sera révolue. Car les grandes multinationales privées déposent des brevets sur les gènes qu'elles ont identifiés.

De ce fait, elles s'approprient le vivant, au détriment des pays les plus pauvres - dont les ressources génétiques sont pillées - et de tous les éleveurs ou agriculteurs. Leur accès aux semences et leur droit à produire ce dont ils ont besoin pour vivre sera soumis au diktat de ces grandes firmes. Ils devront effectivement payer des 'royalties' chaque année pour pouvoir ressemer.
Pourtant, on peut s'interroger sur la légalité d'une telle mainmise :

D'incontrôlables ravageurs

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découvrir n'est pas créer - ces gènes existent depuis des millénaires - et il suffit de songer que si on applique ce principe à l'oxygène -découvert lui aussi à un moment donné -, nous serions obligés de payer chaque jour pour l'air que nous respirons !
 

Pour bien faire, il faudrait que les bandes-tampons soient plus larges que les champs d'OGM eux-mêmes.
Les semences transgéniques peuvent en plus se disperser au moment de la récolte ou rester dans le sol et germer au cours des années suivantes. Lorsque de telles plantes apparaissent dans des cultures ultérieures d'espèces différentes, elles deviennent des 'mauvaises herbes' indésirables difficiles à enlever, vu leur résistance aux pesticides.

D'autre part, la contamination peut également avoir lieu par un processus plus complexe. Par exemple, une étude allemande a démontré que le gène de résistance au pesticide porté par le colza transgénique a pu se transférer à des bactéries, par l'intermédiaire des abeilles qui butinaient ces OGM. Par la même occasion, le miel qu'elles produisaient était génétiquement modifié.
 

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Photo Greenpeace - Daniel Beltra

La plantation de bandes de cultures non transgéniques entourant les champs d'OGM pour tenter de protéger la flore indigène s'est avérée inefficace, surtout lorsque les plantes transgéniques sont cultivées à une échelle commerciale…
 

- Les producteurs d'OGM ne savent pas toujours précisément ce qu'ils ajoutent à la plante qu'ils manipulent.

Ainsi, en mai 2000, une équipe de chercheurs belges dirigée par le scientifique De Loose, a démontré que, dans le soja Roundup Ready de Monsanto, on trouvait des fragments d'ADN supplémentaires à l'insert annoncé. Des renseignements importants sur la source et la fonction du segment non identifié manquaient encore en 2001. Cette découverte rendait l'évaluation originelle des risques liés à ce soja invalide et, logiquement, il aurait dû être considéré comme illégal. Ce ne fut pas le cas.
 

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La réduction de la biodiversité

Le développement d'allergies.

Des gènes insérés provoquent des allergies pour toute une catégorie de personnes ou d'animaux et insectes qui ne l'étaient pas au produit naturel. Par exemple, le maïs Starlink, en 2000, a été modifié avec un gène issu de la noix du Brésil. Ce maïs était produit par la firme Aventis/Monsanto et aurait dû être réservé uniquement à l'alimentation animale. Il s'est néanmoins retrouvé dans produits de consommation humaine. De nombreuses personnes sont allergiques aux fruits secs oléagineux dont font partie les noix. A cause de cette modification génétique, elles le devenaient aussi au maïs transgénique.
 

La création de "super mauvaises herbes" et d'insectes hyper résistants.

Des plantes (appelées Bt (*) du nom du gène de cette bactérie inséré en elles) résistent à certains insectes car elles produisent elles-mêmes des toxines insecticides. En conséquence, la quantité de ces toxines augmente, les plantes en sont gorgées, les insectes qui sont en contact permanent avec elles développent une résistance et les producteurs bio risquent de perdre à terme leur arme naturelle par excellence.

De fait, la résistance au Roundup Ready par les herbes qu'il est censé combattre est de plus en plus largement avérée.

(*) Le Bt (Bacillus thuringiensis) est une bactérie que l'on trouve à l'état naturel dans le sol. Il est utilisé traditionnellement par les producteurs bio pour lutter contre les ravageurs.
 

L'accroissement de l'utilisation des pesticides.

Les agriculteurs peuvent dorénavant pulvériser leurs cultures en permanence sans endommager celles-ci puisqu'elles sont résistantes aux pesticides. La consommation de l'herbicide Roundup Ready de Monsanto a augmenté partout où ces plantes modifiées ont été introduites (trois fois plus en trois ans, en Argentine). Les insectes et animaux bénéfiques aux cultures - les abeilles, les coccinelles, les batraciens, les oiseaux, etc.- sont fragilisés par l'ingestion de ces pesticides et ne peuvent plus remplir leur rôle d'alliés. En outre, l'apparition de 'super mauvaises herbes' rend nécessaire l'utilisation de doses de produits combinés plus toxiques.
 

L'affaiblissement ou l'annulation de l'efficacité des traitements antibiotiques.

De nombreux OGM contiennent des gènes conférant une tolérance aux antibiotiques (tels que la néomycine, la streptomycine - employée pour lutter contre la tuberculose en Inde -, etc.). Ces gènes servent uniquement de « marqueurs », indiquant si la modification génétique de la plante est réussie ou non. Ils auraient pu être ôtés à une étape ultérieure de la procédure de modification, mais une telle opération aurait retardé la commercialisation de ces OGM… et les profits des producteurs.

Les conséquences de la transgression des barrières reproductives entre les espèces sont imprévisibles. Par les techniques du génie génétique, ces transferts - qui étaient des événements exceptionnels et accidentels pendant les 3,5 milliards d'années de l'évolution du vivant sur Terre - sont devenus, en vingt ans, des manipulations courantes en laboratoire, puis en milieu naturel.
 

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Stratégie des multinationales

Dale Adolph, anciennement à la tête du Conseil canadien du canola - soja oléagineux - et un des principaux promoteurs des cultures issues du génie génétique, a déclaré en 2002 dans le Western Producer :
« La superficie totale consacrée aux cultures transgéniques dans le monde prend de l'ampleur. Cela pourrait bien mettre un terme au débat. Ca peut paraître terrible à dire, mais il semble que c'est en ne donnant pas d'alternative au consommateur que nous soyons en train de gagner la bataille. »

Sept ans après la mise sur le marché des OGM de Monsanto, l'immense majorité des cultures transgéniques sont cantonnées à seulement trois régions : les Etats-Unis, le Canada et l'Argentine.

En 2002, Monsanto était directement ou indirectement à l'origine de 91% des plantations d'OGM, dont la plus grande partie a été manipulée pour résister à son herbicide Roundup Ready (du glyphosate).

Jusqu'en 1995, les OGM étaient confinés en laboratoire ou à des essais à faible échelle. Cinq ans après, ils couvraient des dizaines de millions d'hectares, mettant les citoyens devant le fait accompli.

Malgré cela, en avril 2003, la stratégie commerciale de Monsanto a été qualifiée de 'risquée' par Innovest Strategic Value Advisors (un centre d'étude des investissements sociaux et environnementaux mondialement connu) qui prédit à la multinationale des sous performances à moyen ou long terme.

En 2002 Monsanto a perdu 1,7 milliards de dollars américains avec ses produits transgéniques très controversés. A ces lourdes pertes risquent de s'en additionner d'autres, dues à des pollutions génétiques - comme celle du maïs Starlink en 2000 qui a coûté 1 milliard de dollars à Monsanto - ou aux promesses non tenues de ces technologies.

L'an dernier, on a observé une diminution de 24% des ventes de Roundup et autres herbicides non sélectifs.
 

Ce n'est pas moi, c'est lui

Les grandes multinationales se distinguent aussi par leur courage. Afin d'éviter toute responsabilité, elles s'ingénient depuis des années à faire obstruction à l'étiquetage, en invoquant des raisons confondantes de mauvaise foi.
 

Ce refus des multinationales s'explique de deux façons:
premièrement, si le public ignore ce qu'il absorbe, il ne peut faire opposition aux OGM; deuxièmement et principalement, sans étiquetage, pas de "traçabilité", donc impossibilité de remonter la filière de la production en cas de problème décelé (au niveau de l'environnement, de la santé, …). Grâce à cet escamotage des pistes, la ou les multinationales responsables peuvent aisément esquiver la charge financière découlant des dégâts causés.

En 2000, malgré une opposition massive du Parlement Européen au maïs transgénique, la Commission a fini par céder aux pressions des USA. On évalue pourtant à 70% le nombre de citoyens européens opposés aux aliments génétiquement modifiés.
 

Moisson record, famine accrue

Parmi les grands arguments en faveur des OGM, mis en avant par l'industrie des biotechnologies, se trouvent la résolution du problème de la faim dans le monde et la protection de l'environnement par un usage réduit de pesticides, mais aussi des surfaces agricoles, censées avoir un meilleur rendement. Mais dans la pratique, les OGM ont généré plus de pauvreté, de famine et de dégâts environnementaux.

En Argentine, par exemple, si la production a augmenté, c'est parce que les surfaces cultivées ont doublé. La culture de soja transgénique constitue donc une menace supplémentaire pour les précieuses zones forestières tropicales du pays. De plus, les OGM sont destinés essentiellement à l'exportation et le profit en revient à quelques privilégiés, grands producteurs, responsables de la fermeture des petites et moyennes exploitations agricoles. Parallèlement à cet enrichissement important de quelques-uns, la population se voit dépossédée de la possibilité de cultiver, donc de se nourrir, et son environnement se détériore, vu l'usage intensif des pesticides et la déforestation.
 

Multinationales de bienfaisance

En Argentine toujours, les promoteurs des biotechnologies ont reçu des appuis publics et privés pour la mise en place d'un vaste programme de distribution de produits alimentaires à base de soja transgénique aux citoyens les plus pauvres. En 1999, même scénario en Inde où les USA ont prétendu offrir 7,5 millions de dollars d'aide d'urgence aux paysans de l'état d'Orissa qui venaient de subir le passage d'un cyclone très puissant. Une grande partie de la somme promise a été convertie en nourriture, comprenant un mélange de maïs/soja, de l'huile végétale et du blé. En fait, les multinationales se sont servies de cette occasion pour introduire des OGM subventionnés par leur état, à l'insu des consommateurs indiens démunis, transformés du même coup en cobayes.

En bref, d'une manière très avantageuse, les multinationales espéraient se créer des ouvertures sur le marché indien.
 

Tous ces renseignements ont été trouvés sur divers sites, dont essentiellement celui de Greenpeace, grâce aux multiples liens qu'il permet-il mentionne également la bibliographie dont les rédacteurs se sont inspirés - et celui de l'association 'Sacrée Terre !'.
http://www.greenpeace.org/international/news/busted-in-brazil100100,
http://www.newsitaliapress.it/interna.asp?sez=267&info=126003
 

- L'absence de recherches indépendantes

aux résultats accessibles, sur l'innocuité des OGM. Ce manque d'information rend impossible une évaluation adéquate des risques pour la santé. Il signifie aussi que les consommateurs deviennent des cobayes d'expérimentations scientifiques ne bénéficiant pas d'un suivi médical. Au Canada, par exemple, la recherche publique est obligée de s'allier aux multinationales pour survivre. Ainsi, les études sur d'autres développements possibles de l'agriculture - y compris biologique - sont quasi inexistantes.

- La dissémination incontrôlable des OGM.

Contrairement aux autres formes de pollution, la contamination génétique s'étend à mesure que les plantes et micro-organismes poussent et se reproduisent. D'une part, les OGM peuvent se croiser avec des plantes sauvages de la même espèce ou apparentées. Ce mécanisme s'appelle la 'pollinisation croisée'. Ainsi, des hybridations spontanées peuvent se produire entre le colza modifié et des variétés sauvages du radis, du navet, du chou et de la moutarde, créant de nouvelles familles de 'super mauvaises herbes', plus résistantes que les variétés naturelles et qui, de ce fait, ont toutes les chances de supplanter les plantes 'normales'. Le pollen peut parfois parcourir plusieurs kilomètres.
 

Les OGM ayant tendance à supplanter les variétés originelles, ils mettent en danger tous les écosystèmes et le développement de l'espèce humaine elle-même.
 

Les plantations génétiquement modifiées se font traditionnellement en 'monoculture'. La variété des semences utilisées est donc limitée par définition. De plus, vu la pollinisation croisée, les modifications génétiques deviennent irréversibles et tendent à uniformiser la végétation et la faune sauvages.

Les pressions des USA, en particulier, rendent de plus en plus improbables des lois claires destinées à le régir. Le droit minimum du consommateur n'est-il pas de savoir ce qu'il met dans son assiette ?
 

Sources

Procès Monsanto: 'La révolte des cobayes'

Texte et photos Meve - Illustrations Phil. - novembre 2003

Sous cette bannière rebelle, quelque deux cent personnes ont opéré une 'décontamination' dans des champs d'essais transgéniques de Monsanto, en Belgique. La multinationale a riposté en intentant un procès contre treize d'entre eux, une affaire jugée devant le tribunal correctionnel de Namur. Chaque audience est l'occasion de témoignages et de rencontres qui donnent un éclairage bien plus objectif sur les agissements peu ragoûtants de Monsanto.
 

Des 'décontaminateurs' à la fête

Les faits se sont déroulés le 7 mai 2000 dans la région de Namur, en clôture d'un Festival de résistance aux OGM.

Après un débat sur le génie génétique agricole rassemblant diverses personnalités du monde scientifique, politique et philosophique, les festivaliers ont mis le

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cap vers le centre d'expérimentation de Monsanto à Franc-Waret. Ils se sont déplacés dans la campagne en cortège coloré et dansant, entraîné par la musique du groupe René Binamé et les roues de secours.

Arrivés à Franc-Waret, les participants ont procédé à la décontamination par un joyeux arrachage/piétinement des champs d'OGM. Peu après cet événement, Monsanto décidait de fermer deux de ses quatre implantations belges, au nombre desquelles le centre de Franc-Waret. (Photo : Le grand hall du Palais de Namur, investi par les associations luttant contre les OGM)

Cette bonne nouvelle était cependant tempérée par l’annonce du transfert des activités de ces deux centres vers Bruxelles et Anvers. La fermeture de Franc-Waret était en fait dans l'air depuis que, en avril 2000, la fusion de Monsanto avec une autre firme se précisait.

En outre, suite à cette décontamination, la multinationale a porté plainte. Treize des deux cents participants ont été arbitrairement choisis pour être inculpés: de violation de domicile, de dévastation des cultures de colza, d'orge de printemps et de blé d'hiver ainsi que des semis de maïs et de betteraves.

Monsanto réclame 137.500 € de dommages et intérêts, sans justifier le moins du monde l'ampleur de ce montant.
 

Avocat de dix des prévenus, Jean-Pierre Vangehuchten défend la thèse de la dissémination volontaire:

"L'exploitant (Monsanto) a procédé à la mise en culture expérimentale en introduisant intentionnellement dans l'environnement des OGM sans mesure de confinement, et ceci sans attendre d'être en possession de l'autorisation préalable délivrée par l'autorité compétente."
 

Les cultures étaient donc illégales! Monsanto nie évidemment, même si le fermier chargé par la multinationale de cultiver ces champs l'a confessé.

Notons également qu'en cette matière personne ne paraît s'embarrasser d'un semblant de respect des dispositions légales: ni Monsanto ni ses concurrents (Plant Genetic Systems, Novartis,...) n'ont par exemple obtenu d'autorisation pour leurs 'tests' de l'année 2000. Dans ces conditions, quel crédit accorder à la prétendue prise en compte du 'principe de précaution'?

Par ailleurs, en Belgique, on prévoit une bande d'isolation de 400 mètres entre les champs d'OGM et les plantations conventionnelles. Or, du pollen de colza transgénique a été retrouvé à 2,5 kilomètres de son lieu de culture. Mais la distance parcourue par ce pollen n'est même pas une norme puisqu'elle varie proportionnellement à la grandeur du champ cultivé. Le plus inquiétant est que le colza peut se croiser avec plus ou moins trois mille variétés différentes dont le tabouret, la moutarde, le raifort, le cresson, la cardamine,... Autant de plantes menacées de mutation.

Heureusement, quelques pensées réjouissantes de bon sens émergent de cette boue. Voici deux phrases glanées au procès: "Face aux lacunes des autorités, c'est un acte de salubrité publique que nous avons accompli là."

Et, d'Isabelle Stenghers, chargée de cours en philosophie des sciences à l'ULB (université libre de Bruxelles), elle-même inculpée: "Nous avons un devoir de désobéissance civile, fondé pour rendre le débat public."
 

Un pedigree éloquent: du poison à la chimère

A commencer par les PCB (poly-chlorobiph←nyls) qui ont été longtemps considérés comme des produits miraculeux. Non inflammable, bon isolant, le PCB avait également la particularité d'avoir une excellente stabilité chimique. "Il s'est avéré être cancérigène. Sa fabrication a été interdite aux USA en 1976."
 

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Parmi les témoins au procès se trouvait le député européen du parti belge Ecolo, Paul Lannoye. Il a rappelé le caractère nocif de différentes substances mises sur le marché par Monsanto.
 

Il y a aussi eu l'agent orange. Si Monsanto n'en a pas eu le monopole, celui que la firme produisait présentait, selon M. Lannoye, la plus haute teneur en dioxine, génératrice d'importants troubles de santé.

Il ajoute: "Monsanto trompe le consommateur et cache des informations... Le Roundup est disponible dans les magasins Carrefour… Ca rassure! En 80, des 'études' ont été menées pour minimiser les effets de l'agent orange."

Idem pour le Roundup (herbicide total) décrit initialement comme 'biodégradable et bon pour l'environnement'. Un comble!

Par ailleurs, la façon d'utiliser les toxines insecticides dans les OGM par les firmes agro-biotechnologiques n'est pas prévue pour maximaliser leur efficacité... mais pour préserver l'exclusivité de leurs droits, quel qu'en soit le coût environnemental. Car le droit de propriété intellectuelle est limité dans le temps – durée variable selon les espèces et fixée à trente ans au maximum-, période au terme de laquelle les variétés protégées tombent dans le domaine public.

Cela ne fait évidemment pas les affaires des firmes semencières qui entrent de ce fait dans une course à la modification. Pour bénéficier d'un brevet, il faut effectivement proposer une semence distincte de toute variété existante. Elle doit aussi être stable et homogène, mais le critère de la nouveauté est essentiel... Pas celui de la qualité nutritive ou de l'adéquation à l'environnement.
 

Lors de son témoignage au procès de Monsanto, Jacques van Helden, bio-informatitien à l'Université Libre de Bruxelles, expliquait:

"Environ 29 pourcent des surfaces cultivées en OGM contiennent un gène qui code pour une toxine spécifique de certains insectes, la toxine Bt (*). Le fait de présenter celle-ci à l'insecte de façon constitutive sur de grandes surfaces favorise l'apparition rapide d'insectes résistants à cette toxine, laquelle deviendra très vite inutilisable.

Si on avait d'emblée inséré plusieurs toxines dans les plantes, il aurait fallu des milliers de générations avant qu'apparaissent des insectes à résistance multiple. En n'insérant qu'une toxine, on pouvait prévoir leur apparition en quelques dizaines de générations seulement.

Les firmes agro-biotechnologiques préparent déjà les nouvelles plantes Bt, qui combineront deux toxines. Si l'on insérait deux toxines pour lesquelles n'existe pas encore de résistant, l'apparition d'une double résistance simultanée serait très improbable et pourrait prendre dix mille générations… Au lieu de cela, les firmes agro-biotechnologiques comptent insérer une seule nouvelle toxine dans le génome des plantes. Puisque les résistants à la première toxine existent déjà, il suffira de quelques dizaines de générations d'insectes pour qu'apparaissent des individus à double résistance.

Les biotechniciens pourront ensuite insérer une troisième toxine, puis une quatrième, etc., dans une course sans fin. Cette façon de faire révèle soit une incroyable maladresse, soit un calcul commercial."

(*) La toxine BT est présente à l'état naturel dans le sol. Les agriculteurs bio s'en servent pour protéger leurs cultures contre les ravageurs. L'utilisation à outrance de cette toxine dans les OGM va en plus priver les cultivateurs bio d'un outil précieux dans leur lutte non polluante contre les insectes.
 

De l'absence de tests de toxicité des OGM

Jacques van Helden a poursuivi son témoignage en exposant pourquoi l'évaluation des risques est pratiquement inexistante.
 

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"Concernant les plantes transgéniques, la réglementation internationale est basée sur le principe d'équivalence substantielle, selon lequel la seule différence entre une plante transgénique et la plante parente réside dans le transgène, ce qui fait que les tests de toxicité ne sont pas obligatoires.

Avant la commercialisation d'un OGM, la firme doit montrer son équivalence de composition avec la plante parente (*).
 

Il s'agit d'un test très imprécis, basé sur des mesures grossières (taux de protéines, de graisse, …).

Les tests de toxicité représentent un coût important, en temps et en argent, et retarderaient de quelques années le développement de nouvelles plantes transgéniques...
 

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Le Conseil de biosécurité belge, chargé de donner un premier avis sur la recevabilité d’une demande d’introduction pour un nouvel OGM, est en effet principalement constitué de scientifiques liés aux multinationales.

En outre, ceux-ci basent leur jugement sur les renseignements fournis pas les firmes elles-mêmes!
 

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William Moens, chef du Conseil, utilise sûrement un dictionnaire très particulier puisqu'il les considère néanmoins comme 'indépendants':

"Elles (les autorisations) ne sont pas données n'importe comment, elles sont soumises directement à l'autorité qui demande l'avis du Conseil de biosécurité. Nous réunissons toute une série de scientifiques indépendants, notamment des multinationales, qui évaluent toutes les données moléculaires, botaniques, écologiques et de diversité qui sont fournies dans le dossier, et se prononcent sur le fait que cette expérience puisse se faire ou pas."

C'est ainsi que du soja transgénique de type Terminator produit par la firme Bayer CropScience a obtenu l'aval du Conseil avant que les résultats attendus d'une expérience anglaise, menée sur trois années, soient publiés.

Sans surprise, les conclusions de cette étude maintenant disponibles démontrent que la culture de ce soja est nuisible pour l'environnement, alors même qu'il manque un élément essentiel à son champ d'analyse:
Elle n'a pas pris en compte le risque majeur que représente la pollinisation croisée (c'est-à-dire le croisement spontané entre OGM et espèces naturelles, conventionnelles et bio).

Par chance, ce n'est pas le Conseil qui prend la décision finale. Le chemin d'une demande est long et s'achève au niveau ministériel. Il est également prévu dans les directives européennes que des informations ultérieures indiquant un risque pour la santé ou l'environnement peuvent déboucher sur la modification ou l'annulation de l'autorisation.

Quoi qu'il en soit, la vigilance est de mise.
 

(*) Il semble bien que se soit en "bonne intelligence" que la FDA et Monsanto ont mis au point cette notion "d'équivalence substantielle" permettant de faire l'économie de tests de toxicité avant la mise sur le marché des produits génétiquement modifiés. Des experts de la FDA elle-même remettent en cause cette affirmation qui ne repose sur aucun fondement scientifique, comme par exemple le Dr Louis Priybl chercheur du groupe microbiologique de la FDA qui déclare "il y a une profonde différence entre des nourritures génétiquement modifiées et les nourritures conventionnelles du point de vue des divers types d'effets non attendus" (Alliance for Bio-Integrity - P.O.Box 110, Iowa City, IA 52244-0110 http://www.bio-integrity.org)
 

"Semer la technologie, récolter le profit"

L'histoire de Percy Schmeiser, devenu symbole de la résistance à Monsanto, est significative à cet égard.

Elle paraît presque incroyable mais permet de se faire une idée claire des risques induits par la logique implacable de cette multinationale.
 

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Un subtil slogan de Monsanto qu'il reste à interpréter:
le semeur est sûrement l'agriculteur, mais qui profite?
 

En 1996, Monsanto introduit au Canada du colza génétiquement modifié, résistant à l'herbicide total Roundup Ready. Au même moment, les fermiers du Saskatchewan, qui cultivent majoritairement du blé, subissent de plein fouet la chute de son cours et se tournent vers le colza.

Monsanto, profitant de la méconnaissance des agriculteurs, présente sa variété comme étant la plus performante. Elle organise des soirées du type 'Tupperware' où elle leur promet une plante de qualité nutritive supérieure, un meilleur rendement et une utilisation réduite des pesticides.

En réalité, l'usage des pesticides s'est intensifié en quantité et en concentration, de super mauvaises herbes ont fait leur apparition et le ministère de l'agriculture canadien a annoncé une réduction du rendement de la culture de colza de 15 pourcent. Mais à l'époque, personne n'était en mesure de contredire les affirmations de Monsanto.

A l'issue des soirées publicitaires, les agriculteurs étaient invités à signer un contrat les liant à la firme. Au recto, se trouvaient les promesses de rendement et le prix d'achat, au verso, les conditions qui les engageaient vis-à-vis de Monsanto, rarement lues avant signature.
 

Pourtant, elles valaient la peine d'être considérées attentivement.

Le contrat de 1996 dit en substance que l'agriculteur ne peut planter l'année suivante les graines issues de sa récolte (il doit racheter ses semences chaque année), qu'il est obligé d'utiliser l'herbicide Roundup (bien plus cher que le principe actif générique,
le glyphosate), qu'il autorise Monsanto à inspecter et faire des tests sur toutes ses cultures durant trois ans, même si le contrat n'est que d'un an, qu'en cas de non-respect intégral de l'accord, l'agriculteur doit payer une amende par acre de culture jugée illégale (environ
22,5 euro/ha) ainsi que tous les frais de justice ou ceux occasionnés par les contrôles effectués chez lui par Monsanto, qu'il doit détruire les champs incriminés et que ses héritiers sont également liés par ce contrat.

En 2001 et 2003, des closes sont ajoutées, indiquant que la multinationale ne peut être tenue pour responsable si le rendement n'atteint pas le niveau escompté et que les agriculteurs s'engagent à ne la poursuivre en justice sous aucun prétexte.

Pour s'assurer que les fermiers respectent le contrat, Monsanto a recours à des détectives privés - qui n'hésitent pas à se faire passer pour des policiers d'état - et met en place une ligne téléphonique gratuite permettant aux agriculteurs de dénoncer les collègues qu'ils soupçonnent d'utiliser des OGM sans les avoir achetés.
 

De telles accusations sont lancées au Canada et aux Etats-Unis contre des centaines de cultivateurs.

La firme - ou ses agents - va parfois jusqu'à épandre du Roundup par avion sur des champs de colza pour vérifier qu'ils ne sont pas transgéniques.
Si les plantes meurent, c'est qu'elles ne le sont pas!… Aucune compensation n'est donnée aux fermiers malheureux.
 

Quant à ceux chez qui des OGM sont détectés (quelle qu'en soit l'origine), les menaces de Monsanto suffisent le plus souvent à les faire plier, c'est-à-dire à leur extorquer des sommes importantes (voir lettre type - page 1 - page 2) qu'ils payent pour éviter d'aller en justice, démarche trop coûteuse.

De fait, pour se défendre, Percy a déjà déboursé 200.000 dollars canadiens, ponctionnés sur son épargne retraite et sur une partie de sa terre.

Cet agriculteur septuagénaire a cultivé le colza près de cinquante ans et était même devenu, avec sa femme, un sélectionneur de semences réputé. En quelque sorte, les OGM représentent la destruction de son patient travail.

Pourtant, Monsanto intente une action en justice contre lui en août 1998, affirmant qu'il en a frauduleusement planté. Mais son champ, riposte Percy, a été contaminé par le colza transgénique de ses voisins.
 

Traduction de la lettre:

Cher M. XXX,

Comme vous le savez, le 12 juillet 1998, Monsanto, avec assistance de la compagnie Robinson Investigation Ltd
(1), a mené une enquête pour déterminer si vous aviez planté de façon illégale du colza Roundup Ready® en 1998 sans l'autorisation de Monsanto Canada Inc. Nous joignons pour mémoire une copie de notre accord de licence technologique.

ous avons terminé notre enquête et nous avons de bonnes raisons de croire que du colza Roundup Ready® a été planté sur près 250 acres (parcelles cadastrées XXX, XXX et XXX) en violation des droits de propriété de Monsanto.

Avant de prendre une décision définitive et dans un souci de résoudre ce problème rapidement et à moindre coût, nous sommes prêts à vous éviter une procédure judiciaire aux conditions suivantes:

I. Vous payez sur-le-champ à Monsanto la somme: 250 acres x 115 $ = 28.750 $
(2).

II. Vous reconnaissez à Monsanto le droit de prélever des échantillons sur toutes les terres dont vous êtes propriétaire ou que vous louez ainsi que dans vos silos à grains pendant les trois années après la date de cette lettre.

III. Vous vous engagez à ne pas divulguer les termes spécifiques de ce contrat à qui que ce soit.

IV. Vous accordez à la seule discrétion de Monsanto le droit de divulguer les faits et les termes relatif à l'enquête et à cet accord.

L'acceptation de cette offre sera reconnue par l'envoi d'un chèque certifié de 28.750 $ à Monsanto et par une copie retournée signée de cette lettre avant le 14/12/98.

Sincèrement,
MONSANTO Canada Inc.
 

(1) Il s'agit d'une agence de détectives privés. Cette agence peut agir par différents moyens: sur dénonciation (Monsanto met à la disposition des agriculteurs une ligne téléphonique gratuit pour qu'ils dénoncent leurs voisins soupçonnés de "piraterie" - la pratique fondatrice de l'agriculture, semer le grain récolté est ainsi devenu un acte de piraterie!), par des prélèvements au moment de la livraison et à l'insu de l'agriculteur avec la complicité des directeurs des silos et par toute autre méthode. Selon Percy Schmeiser, un agriculteur canadien qui a résisté au chantage de Monsanto, les délateurs sont reconnaissables: leur récompense est une veste en cuir.

(2) Environ 19.000 euros pour une centaine d'hectares soit 190 euros/ha. Cette somme comprend le prix de la "technologie", un peu moins de 60 dollars canadien/ha, soient 40 euros/ha, le reste (150 euros) étant une amende que Monsanto inflige à ceux qu'il soupçonne de piratage. Aux Etats-Unis, le coût des procès est tel que beaucoup d'agriculteurs préfèrent payer Monsanto que de courir le risque d'un procès. D'où l'expression "lettre d'extorsion" employée par les agriculteurs qui par milliers ont reçu des lettres de ce type.
 

"L'année 1999 a vraiment été terrible.", raconte-t-il. "On était souvent surveillés par des hommes dans une voiture, le long de la voie de chemin de fer. Ils ne disaient rien, ne faisaient rien. Ils étaient là, à regarder. Une fois, ils sont restés trois jours d'affilée. Quand on allait vers eux, ils partaient en trombe. On recevait aussi des coups de fil anonymes, des gens qui disaient "On va vous avoir". On avait tellement peur que j'ai acheté une carabine. Je la gardais dans le tracteur quand je travaillais au champ… Entre octobre 2001 et avril 2002, j'ai reçu quarante lettres de Monsanto, me demandant si j'avais changé d'avis."

Lors d'un premier jugement, Percy est condamné.

Le verdict est extraordinaire: il signifie qu'un agriculteur enfreint le brevet d'une compagnie produisant des OGM dès lors que son champ est contaminé par des plantes transgéniques (peu importe la façon dont elles arrivent et que le fermier n'en veuille pas)... Pourtant, cette contamination est inévitable puisque aucune mesure n'est prise pour séparer les champs!
 

Percy va en appel. Deux experts scientifiques gouvernementaux se trouvent dans l'accusation, aux côtés de Monsanto, démontrant une collusion entre les autorités publiques et la multinationale. De fait, les champs d'essais d'OGM (préalable à leur commercialisation) ont été cultivés sur des terrains gouvernementaux en échange de donations de la multinationale. La sentence est maintenue.

En mai 2003, cependant, la Cour Suprême du Canada a donné son accord pour une révision du procès. Une chronique judiciaire à suivre en tout cas… Elle pourrait créer une brèche intéressante dans la mainmise agricole de Monsanto.
 

Sources:

- Témoignages de Jacques van Helden, bio-informaticien à l'Université Libre de Bruxelles, de Percy Schmeiser et de certains inculpés dans le procès Monsanto à Namur 2003.

Le dossier complet (38 faces) sur la décontamination chez Monsanto et l'ouverture du procès vous sera envoyé gratuitement par courriel sur demande à
soutien7mai@altern.org

Photos et compte-rendu du Festival de résistance aux OGM.

Etude anglaise sur le colza transgénique: (publication anglaise du Gardian) résumée en français:
http://www.bladi.net/modules/newbb/sujet_10309_19.html
- site de Percy Schmeiser:
www.percyschmeiser.com
- foto ‘Monsanto assasino’ - www.dewereldmorgen.be
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Polychlorobiph%C3%A9nyle
 

Percy Schmeiser, un petit agriculteur canadien, a payé très cher cette 'logique' soutenue par les autorités de son pays. Entre 1998 et 2004, il s'est battu sans relâche contre le géant américain de l'agrochimie, Monsanto. Celui-ci l'accusait d'avoir utilisé sans les payer des semences de colza génétiquement modifié. Or Percy Schmeiser, âgé de 73 ans, était sélectionneur de graines depuis 50 ans et l'envahissement de ses champs par des OGM représentait la ruine de tout son travail. Lors de son procès, il lui a été dit que la façon dont les semences transgéniques étaient arrivées dans son champ importait peu et que, même s'il n'en voulait pas, dès lors que les OGM étaient là, il devait payer des droits à Monsanto!

Au fil du temps, pour les groupes écologistes, Percy est devenu 'le David' résistant 'au Goliath' Monsanto.

En mai 2004, la dernière manche de son combat s'est déroulée à la Cour suprême. Il a finalement obtenu gain de cause, contrairement à ce qui a été dit dans la presse. De plus, le procès a donné l'occasion à ce 'David' d'alerter l'Europe, qu'il a sillonnée pour raconter son histoire et dénoncer les procédés de Monsanto. Percy Schmeiser a également déclenché une prise de conscience chez de nombreux agriculteurs canadiens. Jusqu'à ce procès, ils se laissaient intimider par les menaces et le chantage de la multinationale. Ensuite, s'inspirant de l'exemple de Percy, certains cultivateurs se sont regroupés pour attaquer Monsanto en justice et faire valoir leurs droits.

En France, les Verts sont actifs sur le plan de la lutte contre les OGM. Ils ont lancé diverses pétitions au niveau européen. Ils soutiennent les faucheurs volontaires qui sont traduits en justice et exigent eux aussi une législation qui rende les semenciers responsables des contaminations de champs conventionnels ou bio par des OGM.  En visitant leur site, vous trouverez des infos concernant des actions de lutte en cours ainsi que des nouvelles sur les procès des faucheurs volontaires (http://lesverts.fr).
 

Contestez… Il en restera toujours quelque chose

Texte & photo ©Meve - septembre 2004

L'influence d'une pétition sur les décisions gouvernementales peut sembler dérisoire. Et pourtant… Les citoyens que nous sommes ne disposent pas de beaucoup d'autres moyens pour se faire entendre. De plus, l'expression de la contestation de consommateurs et d'agriculteurs européens, notamment via des pétitions, a été le seul frein rencontré jusqu'à présent par les multinationales productrices d'OGM.
 

NOGM04-03

Début mai 2004 à Bruxelles, le collectif "Sauvons nos semences" a remis à la commissaire européenne à l'Environnement, Margot Wallstroem, une pétition rassemblant 200.000 signatures de citoyens de l'UE, partisans d'un étiquetage aussi strict que possible des semences transgéniques. Ce collectif rassemble plus de 300 coopératives de distribution et organisations agricoles, écologistes ou syndicales.
 

La pétition a été déposée alors que la Commission était en passe d'adopter un projet de directive européenne controversé, autorisant la 'présence accidentelle' d'organismes génétiquement modifiés à hauteur de 0,3% à 0,5% dans les semences.

Cette 'contamination accidentelle' est présentée comme une 'fatalité'. Mais si les producteurs d'OGM étaient rendus responsables juridiquement et financièrement des risques de pollinisations croisées qu'ils font courir aux autres cultures, ces 'accidents' ne se produiraient pas souvent!

Depuis peu, l'Allemagne a voté une loi qui obligera les pollueurs à assumer leurs dégâts… Jusqu'à présent, les multinationales comme Monsanto réfutaient toute responsabilité.

Pire, avec un cynisme qui dépasse l'entendement, elles allaient jusqu'à prétendre que tout OGM (même non désiré, implanté par contamination dans un champ conventionnel ou bio) était leur propriété intellectuelle ce qui impliquait que le cultivateur leur était redevable!
 

NOGM04-04

La Commission européenne profite de la trêve estivale pour autoriser un nouvel OGM !

Nature et Progrès dénonce l'introduction du maïs OGM "MON863", particulièrement controversé, dans la chaîne alimentaire humaine et exige la protection de la chaîne biologique.
 

La Commission européenne a décidé, ce 8 août 2005, d'autoriser la commercialisation en Europe du maïs OGM "MON863" produit par la multinationale Monsanto.

Cet OGM est aujourd'hui uniquement autorisé pour une utilisation dans l'alimentation animale.
Il ne peut donc ni être cultivé chez nous, ni être utilisé pour l'alimentation humaine. Mais, nul n'est dupe, ce n'est qu'un nouveau "petit" pas de plus pour ouvrir massivement l'Europe aux OGM.
 

GMO805-01

Si les animaux qui produisent le lait et la viande que nous consommons quotidiennement peuvent être alimentés avec des OGM, il n'y aura plus qu'un petit pas à franchir avant l'autorisation pour l'alimentation humaine et la mise en culture de cet OGM!
 

Un OGM dangereux pour la santé!

Le "MON863" est un OGM particulièrement controversé car, lors des études préalables à l'autorisation de mise sur le marché, des anomalies importantes ont été décelées sur des populations de rats nourris avec cet OGM! Monsanto a tenté de minimiser voire de cacher cette information, considérée comme confidentielle par la firme.

Ce n'est qu'au bout d'une longue bataille juridique au niveau européen, que l'information a été rendue publique.

Les rats nourris pendant 90 jours avec du maïs "MON863" développent, en comparaison à des populations témoins, des anomalies importantes et significatives: augmentation importante du nombre de globules blancs (ce qui indique des problèmes de santé), diminution des globules rouges, augmentation des sucres dans le sang, malformation et atrophie des reins! Face à ces constats particulièrement désastreux, Monsanto n'a pas jugé bon de poursuivre les recherches!

Une chose est sûre à nos yeux, si le maïs "MON863" est impropre à la consommation des rats, pourquoi en serait-il autrement au niveau de la consommation de nos animaux de ferme ou des humains?

Sur base de ces constations, Nature & Progrès ainsi que de très nombreuses autres associations européennes de protection de l'environnement, des consommateurs et de la santé, ont demandé l'interdiction du "MON863" au niveau européen… et ailleurs dans le monde!
 

Une administration européenne aux ordres des lobbies agro-industriels?

La question de l'OGM "MON863" occupe les fonctionnaires de la Commission européenne depuis plus d'un an maintenant. En effet, la Commission, malgré la dangerosité avérée de cet OGM et sans égard pour le simple principe de précaution, a introduit à plusieurs reprises un projet de décision d'autorisation, chaque fois rejeté par les experts du Comité de réglementation.

Face à cet échec, la Commission a soumis ce projet de décision au Conseil européen des Ministres de l'Environnement qui n’a pas pu dégager une position commune. La Commission, comme la législation européenne le permet, a alors décidé seule d'autoriser la mise sur le marché du "MON863".

Par cette décision unilatérale, la Commission européenne montre, une fois encore, sa soumission au dictat des puissants lobbies agro-industriels, au mépris de la santé humaine et du bétail, sans considération aucune des consommateurs qui revendiquent, majoritairement et depuis de nombreuses années, une alimentation exempte d'OGM!
 

L'étiquetage, un leurre

L'alimentation des animaux circule en vrac par bateaux ou par camions entier et il est très courant que les agriculteurs conventionnels ne connaissent pas la composition de l'alimentation de leurs animaux. Le mélange d'aliments transgéniques et conventionnels lors de la fabrication d'aliments composés est un risque bien réel. Eviter le mélange est une difficulté presque insurmontable.
 

Les OGM, rien ne presse!

Nature et Progrès demande:

- que des études approfondies soient commandées pour étudier à long terme les effets de l'OGM "MON863" sur les animaux d'élevage et sur l'être humain

- que l'évaluation des risques sur la santé, a court, moyen et long terme soit effectuée avant toute acceptation d'OGM et que le principe de précaution soit toujours appliqué.

- qu'en application du principe de précaution, l'OGM "MON863" soit interdit à la vente sur le territoire européen dans l'attente des résultats de ces études.

- que des filières séparées soient mises en place pour éviter toute pollution de toute la chaîne de l'alimentation biologique.

- que la responsabilité éventuelle d'une telle pollution incombe toujours et entièrement au détenteur du brevet ;
 

Nature et Progrès travaille de longue date à attirer l'attention des consommateurs sur les nombreux risques liés à l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire.

Risques à la fois pour l'économie, pour l'environnement mais aussi pour la santé!
 

GMO805-02

Nature & Progrès asbl

Bruno VALETTE - 520 rue de Dave - B-5100 Jambes
Tél.: 0032(0)81.30 36 90 - Fax: 0032(0)81.31 03 06
natpro@skynet.be - www.natpro.be
Francis Giot Bruno Valette Président Collaborateur
(Communiqué de presse 10 août 2005)
 

Pour toute information complémentaire:

OGM... Une faille démocratique place des citoyens sur le banc des accusés

"Les plantes génétiquement modifiées ne sont pas plus indispensables à la médecine qu'à l'alimentation.
Décidément, il est urgent de mettre les OGM en démocratie."

(Jacques Testart, Frédéric Prat et Thierry Raffin, dans Libération
12 septembre 2003).

 

Que penser de la validité du Conseil Régional et du Conseil Général qui ont émis le vœu d'avoir un territoire hors OGM? Le président de région souhaitait faire de l'Auvergne une région phare en matière d'agriculture biologique et traditionnelle.

Avec ces cultures transgéniques expérimentales, nous pouvons craindre des risques non évalués de pollutions irréversibles de tout l'écosystème, ce qui est évidemment incompatible avec le développement d'une agriculture durable.
 

Puy-de-Dôme, département sinistré!

GMFL05-01

Avec le trust semencier LIMAGRAIN et ses filiales BIOGEMMA et MERISTEM,
le Puy-de-Dôme est le département français le plus touché par les essais en plein champ: 21 hectares répartis sur plus de 9 communes.
 

OGM: une catastrophe annoncée!

Aujourd'hui, nous ne savons pas maîtriser ces biotechnologies et, à l'instar de ce qui s'est passé dans les affaires de l'amiante, de la vache folle, des dioxines…, nous sommes une fois de plus dans la négation du principe élémentaire de précaution. Cette année 2005 est pourtant riche en découvertes inquiétantes:

- Atteinte à la bio diversité: une 'mauvaise herbe', la moutarde, est devenue mutante et résistante aux herbicides après avoir été contaminée par un colza transgénique.

- Danger pour la santé: une étude sur des rats nourris avec du ma￯s transgénique, le "MON863", démontre qu'ils développent des anomalies au niveau des reins et de leur système sanguin.

En août 2005, la Commission européenne a cependant décidé d'autoriser sa commercialisation en Europe!

On a également retrouvé de l'ADN provenant d'aliments génétiquement modifiés dans la flore intestinale humaine.

"Angleterre: gènes étrangers dans les bactéries intestinales. Les gènes contenus dans les produits alimentaires transgéniques s'éliminent au niveau de l'estomac et ne parviennent pas dans l'intestin: voilà pourquoi, selon leurs partisans, les aliments transgéniques ne sont pas dangereux. Or, des chercheurs ont décelé de tels gènes étrangers dans l'intestin d'individus qui avaient auparavant ingéré du soja transgénique. Une partie des gènes a même été assimilée par les bactéries intestinales". (Nature Biotechnology, février 04)"

Voila de quoi donner corps à l'appel des 750 scientifiques des 49 pays qui demandent la suspension immédiate de toute propagation des cultures et produits génétiquement modifiés.
 

Recherche thérapeutique: alibi périlleux

Tout le monde convient de la nécessité des recherches sur les médicaments pouvant soulager les maux des malades atteints de la mucoviscidose. Nous n'en devons pas pour autant abandonner le principe de précaution. Contrairement à la présentation tronquée donnée par certains médias, fin août, aucune étude de faisabilité chiffrée n'a été réalisée pour la fabrication de ce médicament (lipase gastrique) avec des OGM en laboratoire, comme cela est fait depuis quinze ans pour l'insuline. Fabriquer un médicament dans une plante alimentaire peut se révéler encore plus dangereux quant aux conséquences sanitaires. Nous en voulons pour preuve le scandale de l'affaire Prodigène aux USA où 500.000 tonnes de soja normal ont dû être détruites suite à une contamination avec un maïs génétiquement modifié. Aucun assureur n'est et ne sera prêt à couvrir ce genre de risque.
 

Justice à sens unique, démocratie impossible

D'un coté, la justice réprime durement des militants citoyens qui font acte de courage pour défendre notre environnement et notre santé. De l'autre, cette justice n'est pas rendue lorsqu'il s'agit de protéger la population et de faire respecter le principe de précaution. Exemple: lorsque les associations attaquent les autorisations ministérielles pour les essais d'OGM thérapeutiques en plein champ, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand se défile lors du référé 22 Juin, pour reporter sa décision en automne, soit après la récolte!

Les Préfets cassent tous les arrêtés des maires qui se prononcent contre les OGM. Dans le Gers, le Tribunal Administratif a même fait empêcher le référendum que permettait la pétition signée par 16.000 électeurs du département. Les multinationales de la semence "financière" seraient-elles les seules habilitées à dicter nos lois? Ne sommes-nous pas en présence d'un véritable déni de démocratie?

Ce texte a été rédigé par les organisateurs des actions de soutien à Clermont-Ferrand (voir ci-dessous).
 

Des procès, des accusés à soutenir

Du 14 au 17 septembre 2005, des actions de soutien se sont déroulées dans le cadre des procès des 6 faucheurs volontaires d'OGM de Marsat à Riom et des 15 de Nonette à Clermont-Ferrand. Elles comprenaient quatre jours d'activités, de conférences et d'échanges concernant l'impact des OGM sur notre environnement, la santé humaine et animale. Parmi les intervenants, des Belges étaient venus témoigner du procès qu'ils avaient subi pour avoir posé les mêmes actes de résistance. Jusqu'à présent, les jugements dans des affaires similaires ont démontré une criminalisation des luttes citoyennes.

Diverses associations et personnes ont pris part aux conférences: Mathieu CALAME (Fondation Charles Léopold Mayer), Yves CHILIARD (INRA, "Sauvons la Recherche"), Inf'OGM (http://www.infogm.org), Greenpeace, etc.
Des manifestations de soutien ont eu lieu devant le palais de justice, ainsi que des interventions théâtrales et des concerts. Des stands associatifs étaient présents chaque jour pour diffuser l'information.
 

Pour tout soutien financier, écrire à:

Comité de soutien 63 sans OGM
La Maison des paysans Marmilhat
63370 LEMPDES

Tél.: 0033/(0)4.73.24.31.15
 

GMFL05-02

Mobiles: 0033/(0)6.70.52.79.63 - 0033/(06).78.88.93.09

Héberger, être hébergé: 0033/(0)6.12.41.96.32
Info sur http://www.monde-solidaire.org

Voici l'adresse d'un site qui vaut la peine d'être consulté. Il reprend les infos et les brèves parues dans les médias sur les OGM et leurs conséquences
http://www.nature.com/nbt/index.html
 

Archives ECOLOGIC FR:

* Une guerre planétaire en cours
* Procès Monsanto: ‘La révolte des cobayes’
*
La Commission européenne profite de la trêve estivale    pour autoriser un nouvel OGM !
* Contestez… Il en restera toujours quelque chose
*
OGM... Une faille démocratique place des citoyens sur le banc des accusés
 

Autres sites à consulter:

Concernant le soutien aux faucheurs: www.monde-solidaire.org
Greenpeace: http://www.greenpeace.org/belgium/fr/campaigns
 

 

 

 

 

 

 

 

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